Immunité parlementaire : la justice désavoue la procédure visant Farba Ngom
La Chambre d’Accusation a annulé, dans un arrêt rendu le 9 avril, la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Farba Ngom.
Cette décision marque un tournant dans ce dossier à forte portée institutionnelle, en remettant en cause la régularité du processus engagé au sein de l’Assemblée nationale du Sénégal.
Au cœur de cette décision, les arguments portés par Aïssata Tall Sall et le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal ont été jugés fondés.
Ceux-ci dénonçaient une violation des règles internes encadrant la procédure de levée de l’immunité, estimant que certaines étapes essentielles n’avaient pas été respectées.
Pour la présidente du groupe parlementaire, cette issue judiciaire constitue un rappel à l’ordre adressé aux institutions.
Elle insiste sur un principe fondamental : les députés, en tant que législateurs, ont la responsabilité d’être les premiers à veiller au respect strict des lois et des procédures qu’ils adoptent eux-mêmes.
Au-delà du cas individuel de Farba Ngom, cette décision relance le débat sur la rigueur procédurale au sein de l’Assemblée nationale du Sénégal et sur la nécessité de garantir un équilibre entre action judiciaire et protection des prérogatives parlementaires.
Elle pourrait également avoir des répercussions sur d’autres dossiers similaires, en renforçant l’exigence de conformité aux textes en vigueur.
Dans un contexte politique déjà marqué par des tensions institutionnelles, cet arrêt vient rappeler que l’État de droit repose avant tout sur le respect scrupuleux des règles, y compris — et surtout — par ceux qui en sont les garants.

DAOUDA SEYE
