CHRONIQUE :

CHRONIQUE :
  *Quand la justice devient tribune politique, la République vacille ( Accuser avant de juger : une dérive dangereuse) ✍🏿.*

Par Ousmane Diodio Mbaye, le non résigné ✍🏿.

_ Derrière ce dossier, il y a d’abord un homme.
_ Farba Ngom n’est pas qu’un nom dans un communiqué : c’est un militant d’un parti, un acteur politique de terrain. Et c’est justement pour cela que beaucoup s’interrogent aujourd’hui.

Si les accusations annoncées étaient réellement établies et juridiquement solides, pourquoi cette sortie publique de la ministre de la Justice elle-même, actrice politique assumée ❓

_ Dans une République respectueuse de l’État de droit, ce type de communication relève du procureur de la République, pas d’un membre du gouvernement engagé dans les rapports de force politiques.

_ Cette confusion des rôles est préoccupante. Elle donne l’impression que la justice est utilisée comme un instrument de disqualification politique, avant même que les juges ne se prononcent.

On expose, on accuse, on choque l’opinion… pendant que la présomption d’innocence est reléguée au second plan.

_ Farba Ngom n’a pas encore été jugé. Il demeure juridiquement innocent.

Le condamner dans l’opinion avant un verdict, c’est affaiblir la justice elle-même et créer un précédent dangereux pour tous les acteurs politiques, aujourd’hui comme demain.

_ Défendre Farba Ngom, ce n’est pas s’opposer à la justice.
C’est refuser sa politisation.
C’est défendre un principe fondamental : une justice indépendante, silencieuse et équitable, loin des calculs et des règlements de comptes.

_ Aujourd’hui Farba Ngom, demain qui ❓

Par Ousmane Diodio Mbaye, le non résigné ✍🏿.

DAOUDA SEYE

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