Déclaration de Ousmane Sonko
Après l’interdiction apposée aux différents rassemblements prévus par son parti Pastef qui voulaient l’honorer à travers un giga meeting d’investiture et lui permette de célébrer dignement son 49 e anniversaire, la sortie de Ousmane Sonko était très attendue.
Et elle a été apaisante, à la limite pacifique. Le leader de Pastef qui entame plus d’un mois et demi en assignation non dite à domicile, n’a cette fois pas claquer la langue pour appeler au défi, mais à tout bonnement accepté de surseoir à toutes les manifestations, en convoquant néanmoins à l’observation d’un concert de casseroles, ce samedi à partir de 20 heures.
L’objectif est tout simple, envoyer un message de refus à Macky Sall sous des formes plus apaisée.
Sur l’investiture
« Nous avions décidé de procéder à l’investiture du candidat de notre parti. A l’issue d’une procédure interne conforme, l’ensemble des démembrements du parti, ont fini de porter leur choix sur ma modeste personne pour que je sois candidat à l’élection présidentielle de février 2024.
Après ce processus, il était tout à fait normal que le parti ait décidé de procéder à une cérémonie publique d’investiture et avait retenu la date du 15 juillet. Avant-hier, le gouverneur de Dakar a publié un arrêté par lequel, il interdisait cette manifestation.
Ce qui est d’un arbitraire irréfutable. D’abord, nous avions choisi un endroit clos, ensuite depuis quelques jours ou quelques mois, il ne se passe pas un week-end sans que des candidats déclarés à l’élection présidentielle ne procèdent à leurs cérémonies d’investitures.
Rien n’explique et ne justifie cette interdiction qui, à la lecture du communiqué du gouverneur, dépasse même cette cérémonie. Le gouverneur semble invoquer des menaces qui ferait de Pastef un parti terroriste et donc qui n’aurait plus de droit d’organiser une manifestation sur le territoire national ou à défaut su l’étendue du territoire de Dakar.
Le gouverneur évoque également arguments fallacieux relatifs à des troubles à l’ordre public. Je voudrais dire que ce se passe au Sénégal est inadmissible.
Sur l’interdiction
Par rapport à cette interdiction, nous aurions pu maintenir l’activité et aller à la confrontation, parce que qu’on en le moyens. Nous avons les moyens pour faire face.
Mais, nous voulons donner une chance à la paix et à l’apaisement. C’est pourquoi j’ai demandé à tout le peuple sénégalais de repousser cet événement, de surseoir à cette manifestation car nous avons tout le temps pour l’organiser.
Il ne faudrait Ps que cela soit interprété comme de la faiblesse, car dans les jours à venir, nous allons organiser des manifestations sur toute l’étendue du territoire pour la fin de cette séquestration qui est un crime, et pour la libération de nos détenus politiques. Et nous organiserons des marches avec ou sans autorisation »
Résidence surveillée
Le président Macky Sall continue à exercer une répression aveugle sur mon parti et sur ma personne. Il ne faudrait pas que l’annonce de sa non candidature soit une caution à toutes autres dérives.
La question de la candidature de Macky Sall n’a jamais été la préoccupation essentielle des Sénégalais. C’est un non événement. Aujourd’hui, je suis arbitrairement séquestré depuis un mois et demi. Il n y aucune décision de justice, aucun acte administratif qui fonde ma mise en résidence surveillée.
Cela ne relève que de la volonté de Macky Sall. Je suis maire d’une ville qui se trouve à 480 km et je ne peux pas administrer ma commune. Je suis obligé de faire transporter les documents via Dakar pour pouvoir signer et les renvoyer à Ziguinchor.
Je suis chef d’un parti et je ne peux pas vaquer à mes occupations. Aujourd’hui, Macky Sall est tourmenté par trois sentiments destructeurs. La peur du lendemain, la haine de l’adversaire politique qu’il considère comme étant responsable de tous ses malheurs mais également l’orgueil ».

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