Questionné sur la participation menacée de Ousmane Sonko à la présidentielle de 2024, Khalifa Sall refuse de prononcer son nom

Questionné sur la participation menacée de Ousmane Sonko à la présidentielle de 2024, Khalifa Sall refuse de prononcer son nom

Invité de la chaîne internationale France 24l, Khalifa Sall a été interpellé sur la question de la participation menacée par une double condamnation par la justice de son allié dans Yewwi Askan Wi, Ousmane Sonko. Mais le leader de Taxawu Sénégal a tout fait pour ne pas prononcer le nom du leader de Pastef et s’est réfugié durant toute l’entretien sur des questions de principe

« Vous savez je ne fais jamais de débat de personne. Je m’en tiens toujours aux principes. En prônant l’inclusion pour le scrutin présidentiel, cela suppose que tous les candidats peuvent participer. Que ce soit untel ou un autre, ne présente pas d’intérêt pour nous. Ce que nous voulons, c’est que tous ceux qui aspirent à être candidats, puissent le faire. ( y compris Ousmane Sonko, insiste encore le journaliste de France 24, ndlr). Tous les candidats qui veulent, tous ceux qui veulent compêtir, doivent pouvoir le faire.

Relance du journaliste: Vous ne le citez pas, vous ne citez pas son nom. Est ce que vous ne faites pas comme si, il ne pouvait pas participer l’année prochaine à la présidentielle et est-ce que vous n’espérez pas qu’il va vous soutenir si demain il ne peut pas se présenter, puisque vous êtes pas membres de la même coalition

« Ça c’est du Christophe ( Boisbouvier, ndlr). Non, il n’y a pas de problème, il n ya pas de calcul politicien dans ce que je dis. Je parle de principes que nous avons prônés, proposés, préconisé au dialogue national. On demandait à ce que cette élection soit inclusive, que tous ceux qui veulent, peuvent et doivent y participer, puissent le faire. Que ce soit un X ou un Y, puisque c’est ça qui est important. Ça, c’est une position de principe, que nous avons défendue. Nos représentants dans le Dialogue l’ont proposée. Aujourd’hui, je vous rappelle que le président a dit qu’il acceptait de continuer à discuter de L 57 qui est la disposition polémique. Ensuite que la déchéance puisse résulter d’une décision de justice, donc toute disposition qui permettait à tous ceux qui souhaiteraient être candidats de pouvoir le faire, de pouvoir l’être.

Toujours dans l’entretien, Khalifa a répondu à la polémique suscitée par les accusations de Ousmane Sonko qui a pointé du doigt dans sa sortie de dimanche, les partis et leaders qui ont participé au Dialogue national, qui auraient complote contre sa personne pour faire passer leurs candidatures et bloquer la tienne.

« J’ai pour habitude de ne jamais réagir à ce type de polémiques futiles et à ces accusations infondées », a-t-il répondu dans un premier temps. L’ancien maire de Dakar a rappelé la longue tradition de son mouvement, concernant des initiatives de concertation. « Nous, à Taxawu Sénégal, avons l’habitude de participer à tous les dialogues. Je rappelle à l’opinion nationale et internationale qu’en 2017, j’étais en prison, nous avions été au dialogue. En 2018, j’étais en prison, nous avions été au dialogue. En 2019, j’étais en prison, nous avons été au dialogue. Donc, nous n’avons jamais raté une seule séance de dialogue, puisque pour nous, c’est l’exercice parfait pour régler tous les problèmes politiques auxquels notre démocratie est confrontée ».

Concernant la question d’un échange direct avec le président de la République, Khalifa Sall répond : « Est-ce utile d’échanger avec lui, puisque nous avions la possibilité de nous adresser directement à lui publiquement ? Nous n’en avons pas besoin. Je pense que nous avons exposé au président les problèmes qui ne nous concernaient pas, mais qui concernaient la démocratie et tous les acteurs.

Firiinfos.com

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