Magal 18 SAFAR : AU DELÀ DE LA SPIRITUALITÉ, LE PRINCIPAL PILIER D’UNE ÉCONOMIE !
Mis à part la spiritualité, 18 safar recouvre un aspect économique crucial qui a toujours suscité un débat à l’endroit des économistes et des observateurs.
Pour cela, les chiffres et les statistiques découlant de certaines études, sont souvent contreversées, parce que jugées trop superficielles.
Ainsi, nous allons, à travers des preuves tangibles et irréfutables, essayer de démontrer la fausseté de certains chiffres qu’on a habituellement tendance à nous rabâcher.
D’abord, nous commencerons par le côté démographique puisque, d’après les chiffres officiels, le nombre de personnes présent dans la ville sainte pendant les jours du « MAGAL », s’estime entre quatre à cinq millions.
Évidemment, nous contestons la véracité d’une telle estimation qui contraste on ne peut plus à la dimension populaire et économique de l’un des plus grands événements du monde, en l’occurrence, le 18 safar.
Pour s’en convaincre, partons tout simplement du fait selon lequel, la population Sénégalaise s’élève à seize millions d’habitants, répartis sur quatorze régions.
Pourtant, il est d’une évidence absolue que, pendant l’événement, chaque région se vide au moins du tiers de ses habitants en destination de TOUBA.
Autrement dit, seul les deux tiers de l’ensemble des populations Sénégalaises restent dans leurs villes, alors que tout le reste se trouve dans la ville sainte.
Pourtant, si on se fie à la logique mathématique de ce postulat, nous aurons plus de cinq millions.
Alors, quid des populations résidants à TOUBA ? Voilà, tout ce qui donne un sens à notre réflexion, tout en renfoçant la pertinence de la thèse selon Laquelle, l’éternelle rengaine sur les chiffres officiels est complétement erronée.
Cela dit, avec un million et démi voire deux millions comme nombre d’habitants de la ville sainte, si on y rajoute les cinq millions et quelque qui se sont déplacés pour y célébrer l’événement, on sera quasiment dans les sept millions.
En effet, nous sommes en droit d’affirmer avec dextérité que les chiffres supposés officiels sur le MAGAL, sont loin de refléter la réalité, puisque, rien qu’avec une étude estimative axée sur des minima, nous en sommes arrivés à sept millions de personnes.
De la même manière, il est d’une importance capitale de signaler que ces chiffres peuvent aller au delà, dans la mesure où, nombreuses sont les villes qui se vident de la majorité de leurs résidents, lors de l’événement.
La solitude et le silence qui y règne sont illustratives de cette thèse ; non sans oublier la présence des étrangers.
Dans la même foulée, on ne peut pas manquer de passer au crible l’étude inhérente à la dimension économique du Magal, indiquant que celui-ci rapporterait près de 250 milliards. Cependant, même si nous saluons le courage et le mérite des promoteurs de celle-ci pour la production de ce travail scientifique, nous récusons la valeur déclarée, quoi qu’elle paraît mirobolante.
En réalité, la plupart des enquêtes tendant à estimer l’apport économique du 18 safar, est superficielle, puisqu’elles ne s’adossent que sur des minima.
À cet effet, beaucoup de paramètres sont proscrits, qui plus est, les éléments souvent pris en compte, peuvent ne pas être les véritables étalons.
Dès lors, il faudrait faire prévaloir tous les determinants nécessaires pour au moins réaliser une étude plausible, à l’image de la véritable dimension de cet événement particulier.
Ainsi, rien qu’en se basant sur des éléments exclus du champs de couverture de la plupart des études, nous pouvons, par des indices pourtant minorés, démontrer que l’apport économique du Magal dépasse largement les 250 milliards.
Prenons d’abord comme exemple patent, le nombre de personnes qui se déplacent pour passer l’événement à TOUBA.
Nonobstant le fait qu’on a prouvé qu’il avoisine au minimum les sept millions, limitons nous en aux chiffres officiels, c’est-à-dire, les cinq millions.
Pour cela, si on attribue la somme de dix mille francs à chaque personne et que celle-ci devrait constituer ses frais de déplacement aller-retour, et argent de poche, on en reviendrait à 50 milliards.
Si avec une perception estimatoire minorée, on est parvenu à avoir cette totalité aussi colossale, il est d’une clartés notoire qu’en poussant les réflexions, on va trouver beaucoup plus que les 250 milliards déclarés officiellement.
Pareillement à cet ordre d’idées, il faut signaler qu’au delà de TOUBA, l’événement est célébré partout sur le territoire national.
Par ce fait, la consommation y afférant est de mise dans la quasi totalité des ménages.
À titre illustratif, on peut s’appuyer sur une enquête datant du mois d’octobre 2019, menée par le Bureau de Prospective Economique du Sénégal, sous la direction de Moubarack LO et Moussa DIAW.
Celle-ci révèle que 77/100 des ménages qui sont restés à Dakar, y célèbrent le Magal à raison de 25 mille francs comme dépense pour chacun, soit cinq fois de plus en temps normal.
Alors, vous vous rendez compte de ce que cela donne en terme de milliards, si le calcul est établi. Il en est ainsi pourtant dans toutes les autres villes.
Néanmoins, ce cas de figure, n’est pas inclu dans les enquêtes.
En fait, tout ce que nous avons détaillé, constitue seulement des éléments indiciels à part, fait à dessein pour ne pas prendre en compte les différents aspects jadis connus, qui ont toujours présidé à la faisabilité des études habituels, notamment les activités qui se déroulent à TOUBA, la consommation, le transport et tutti quanti.
Voilà pourquoi nous avons soutenu que l’événement du 18 safar génère plus que le double de ce qui est déclaré officiellement. Personne ne peut réunir tous les éléments nécessaires pour réaliser une étude réelle qui correspond à la véritable dimension du 18 safar. C’est un jour inestimable.
Cependant, il faut juste retenir qu’il est le principal pilier de notre économie nationale.
Magal Touba 2022 : Au-delà de lui avoir interdit de prier dans leur navire, une fois aux îles, le Cheikh, selon ses propres dires même, fut sujet à toutes sortes d’exactions et de brimades, et cela tout au long de ses séjours successifs dans la jungle de Mayombe, à Lambaréné et ailleurs…
«Ils m’ont jeté sur la mer par refus de la volonté divine et par haine. Mais le Généreux m’y a incontestablement comblé de sa grâce», a écrit le Cheikh par la suite.
Et d’ajouter : «Ils ont voulu m’humilier en me jetant sur la mer, heureusement que mon Seigneur a dompté pour moi la plus houleuse des mers».
Après ses 7 années d’exil à Mayombé, au Gabon, Cheikh Ahmadou Bamba sera de retour au Sénégal à bord du bateau dénommé «Ville de Macéao», le 11 novembre 1902.
À l’époque, la hargne du colonisateur contre les pratiquants de la religion islamique avait refroidi la ferveur et le dévouement à la cause d’Allah, et tout acte de dévotion était suspect, y compris les cinq prières obligatoires considérées comme signe de défiance et d’hostilité.
Aujourd’hui, au-delà de la commémoration, il est temps de révéler à la face du monde que la prière que le Cheikh a effectuée en mer ce jour-là, sur la route de son exil au Gabon, sort de l’ordinaire.
Une façon pour les musulmans aussi de se rappeler de la permanence et de l’immanence du divin qui transcende toutes choses, car Il est au dessus de tout ce que nous Lui attribuons.
Il crée ce qu’Il Veut et Il choisit : il ne nous a jamais appartenu de choisir. Gloire et pureté soient à Lui.
Mais aussi, ce qui s’est passé ce jour là est resté un symbole que tous les mourides célèbrent, dans leur besoin de «renouveler leur gratitude au Miséricordieux», pour avoir fait d’eux des disciples de Cheikh Al Khadim.
Et surtout, c’est une façon pour la jeune génération de lui être reconnaissant à son en commençant à propager son œuvre.
Sachons-le, Serigne Touba n’a apparu sur terre que pour revivifier la Parole d’Allah malgré la répulsion que puissent en éprouver les peuples mécréants.
122 années après ce haut fait, les mourides se souviennent et célèbrent chaque année (le 18 SAFAR) cette partie de notre histoire vécue par Serigne Touba seul en pleine mer sur l’océan Atlantique.
Le Magal est donc extrêmement important dans la confrérie mouride pour tous les talibés, qui quittent les lointains pays pour venir participer à la célébration de l’événement avec leurs moyens. Bienvenue à tous au Sénégal !

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