IDRISS DEBY: Et après ?
Idriss DEBY n’est plus. L’homme est mort comme il a vécu, en guerrier, après plus de 30 ans passés à la tête du Tchad. Pays qu’il a dirigé d’une main de fer après avoir délogé un certain… Hissène Habré dont il avait été le compagnon de lutte jusqu’au renversement de Goukouni Oueddei en 1982.
Alors que de nombreuses zones d’ombres restent encore à éclaircir sur les circonstances même de la mort du maréchal, le pays est d’ores et déjà plongé dans une totale incertitude.
Propulsé à la manoeuvre, Mahamat Idriss Déby, le fils du défunt président est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique tchadienne qui dénonce à la fois une flagrante violation de la constitution et une succession monarchique du pouvoir tandis que les rebelles, aux portes de la capitale ont maintes fois réitéré leur détermination à poursuivre le combat jusqu’au renversement du clan Déby qui va avoir grand besoin du soutien de la France, le pays étant une pièce maitresse du dispositif mis en place dans le cadre du G5 Sahel.
Alors qu’une mission de l’Union Africaine qui doit « examiner les stratégies visant à faciliter un retour rapide à l’ordre constitutionnel et à la gouvernance démocratique » était arrivée à N’Djamena jeudi dernier, ce dimanche 2 mai, c’est le général Azem Bermandoa Agouna, porte-parole de l’armée en personne, qui a annoncé à la télévision d’Etat la mise en place d’un gouvernement de transition.
En attendant, les populations retiennent leur souffle… Si on n’y prend garde, la déstabilisation du Tchad pourrait avoir des conséquences catastrophiques et entrainer toute la sous-région, en proie au terrorisme, dans le chaos.
Prions pour que le dialogue l’emporte !
Biographie complète du défunt Maréchal :https://presidence.td/wp-content/uploads/2020/10/Biographie_officielle_president_deby.pdf
