Grand entretien avec le président Bassirou Diomaye Faye : entre clarification politique, gouvernance économique et cohésion institutionnelle

Grand entretien avec le président Bassirou Diomaye Faye : entre clarification politique, gouvernance économique et cohésion institutionnelle

Dans une interview approfondie accordée à la presse nationale, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, s’est exprimé sur plusieurs sujets majeurs de l’actualité politique et économique.

Avec un ton direct, il a notamment fait part de son incompréhension face à certaines initiatives parlementaires récentes, tout en réaffirmant ses orientations en matière de gouvernance.

Code électoral : une procédure jugée précipitée :

Abordant la révision du Code électoral, le président a exprimé son étonnement quant à la décision de la majorité parlementaire d’introduire en procédure d’urgence les modifications des articles L29 et L30.

Selon lui, une telle démarche ne se justifiait pas dans le contexte actuel. Il estime qu’un débat plus approfondi aurait permis de garantir une meilleure appropriation des réformes par l’ensemble des acteurs politiques.

Politique économique : rigueur sans dépendance exclusive :

Sur le plan économique, Bassirou Diomaye Faye a tenu à préciser que l’absence actuelle de programme formel avec le Fonds monétaire international ne constitue pas un frein aux réformes.

Il a réaffirmé la volonté de l’État de réduire le déficit budgétaire, stimuler la croissance et alléger le coût de la vie, notamment pour les denrées de première nécessité.

Le président n’exclut toutefois pas la possibilité de conclure un nouveau partenariat avec l’institution financière dans les mois à venir.

Dette publique : appel à la transparence et reconnaissance des efforts :

Évoquant la question de la dette, le chef de l’État a laissé entendre que certains engagements passés n’avaient pas été pleinement respectés.

Il a néanmoins salué l’ingéniosité et le professionnalisme des services de l’État, mettant en avant leur capacité à faire face à des contraintes financières complexes.

Primature : une confiance réaffirmée :

S’agissant de la gestion gouvernementale, le président a renouvelé sa confiance au Premier ministre Ousmane Sonko. Il a souligné que sa nomination repose sur une confiance assumée, tout en précisant que celle-ci reste liée à la performance.

« Le jour où je ne serai plus satisfait, l’intérêt du Sénégal primera », a-t-il déclaré, ouvrant la porte à d’éventuels ajustements si nécessaire.

Relations au sommet de l’État : pas de crise institutionnelle :

Enfin, revenant sur sa relation avec Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye a fermement écarté toute idée de crise institutionnelle.

Il a rappelé que le Premier ministre est nommé par décret présidentiel, dans le respect des règles constitutionnelles, insistant ainsi sur la stabilité des institutions et la continuité de l’action gouvernementale.

À travers cet entretien, le président de la République trace les contours d’une gouvernance qu’il souhaite à la fois rigoureuse, transparente et tournée vers les priorités nationales.

DAOUDA SEYE

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