Le verdict en appel est tombé : les 18 supporters sénégalais voient leurs condamnations de première instance confirmées par la juridiction saisie.
Une décision qui met fin — du moins provisoirement — à une procédure suivie de près, tant pour ses enjeux judiciaires que pour les interrogations qu’elle suscite.
Selon les informations rapportées par leur avocat, Me Kabou, l’audience d’appel n’a pas permis de faire émerger de nouveaux éléments à décharge.
Plus surprenant encore, le parquet, qui avait pourtant évoqué l’existence de preuves vidéo, n’aurait finalement versé aucun support de ce type au dossier durant les débats.
Cette absence de pièces annoncées mais non produites alimente les critiques de la défense, qui dénonce une procédure fragilisée et un manque de transparence dans l’administration de la preuve.
Pour Me Kabou, cela soulève des questions sur la solidité des charges ayant conduit à la confirmation des peines.
Du côté de l’accusation, le maintien des condamnations semble indiquer que les juges ont estimé que les éléments déjà présents dans le dossier étaient suffisants pour asseoir leur conviction, indépendamment des preuves supplémentaires évoquées en amont.
Cette décision pourrait toutefois ouvrir la voie à un pourvoi en cassation, ultime recours possible pour les condamnés, qui continuent de contester les faits qui leur sont reprochés.
L’affaire, au-delà de son volet judiciaire, relance le débat sur la gestion des supporters et le traitement des incidents liés au sport, dans un contexte où les autorités cherchent à renforcer la sécurité lors des manifestations sportives.

DAOUDA SEYE
